Jean 8/24 …εαν γαρ μη πιστευσητε οτι εγω ειμι αποθανεισθε εν ταις αμαρτιαις υμων
= si vous ne croyez pas que moi je suis vous mourrez dans vos péchés.
- εν ταις αμαρτιαις υμων = dans vos péchés ( c’est un pluriel, et il n’y a pas de variante dans un autre manuscrit )
Vulgate: Jean 8/24…si enim non credideritis quia ego sum moriemini in peccato vestro.
- in peccato vestro= dans votre péché ( c’est un singulier )
Quelqu’ un peut-il avoir la gentillesse de m’expliquer pourquoi le pluriel dans le texte grec a été traduit par un singulier dans le texte latin ?
Je souhaite ne pas être seul à me préoccuper de ce détail, qui semblera peut-être à beaucoup constituer un faux problème.
Merci d’avance.
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Quelle version de la Vulgate avez-vous trouvée? Dans ma version, j'ai "moriemini in peccatis vestris" donc aussi un pluriel.
La version de la Nova Vulgata traduit plus correctement par un pluriel, comme le texte grec.
De même la plupart des traductions modernes.
Quoiqu'il en soit, c'est la péricope toute entière qu'il faut lire, et comprendre alors que le péché ou les péchés dont il est question, c'est le péché dans le sens qui empêche d'accéder à la vie éternelle.
Le sacrifice du Christ rachète à la fois tous nos péchés et le péché en général (qu'il soit originel ou actuel).
Théologiquement, écrire le péché au singulier c'est faire une emphase sur le caractère unique du sacrifice du Christ.
Comme l'écrit saint Paul:
12 Ainsi donc, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort… Et ainsi la mort a passé dans tous les hommes parce que tous ont péché.
(...)
17 En effet, si, par la faute d'un seul, la mort a régné par ce seul homme, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ.
http://catho.org/9.php?d=qu#r
Le texte grec semble mettre l'accent sur les péchés actuels des interlocuteurs du Christ.
Mais il n'y a pas d'opposition entre singulier et pluriel, ici.
Je vous invite à lire plusieurs pistes d'interprétation de ce passage dans la Catena Aurea:
http://catho.org/9.php?d=bdv#bxd
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Bonjour et merçi beaucoup.
J'ai trouvé le singulier sur le site internet "Vulgate" .Mais je l'avais trouvé aussi dans "editio nova" de Sixte V et Clément VIII datant de 1773.
J'ai consulté Catena Aurea et , sauf erreur de ma part, la FIN du verset en question est interprété à partir d'un singulier.
D'après ce que vous dites, la Vulgate a été corrigée et c'est tant mieux. Reste à savoir qui avait traduit par un singulier, pour quelle raison, et pourquoi l'erreur a t-elle subsisté pendant tant de siècles.
En définitive, ce qui m'importait, c'était la compréhension de cette Parole et je la comprends mieux grâce à vos explications.Merci encore.
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Excusez moi mais je reviens sur votre message:
admin a écrit:
Le texte grec semble mettre l'accent sur les péchés actuels des interlocuteurs du Christ.
Mais il n'y a pas d'opposition entre singulier et pluriel, ici.
Cette Parole (Jn8/24)commence par une condition ("si").Faut-il comprendre que le Christ
prévenait ses interlocuteurs que leurs péchés ne seraient pas pardonnés de leur vivant
("vous mourrez dans vos péchés")SI ils ne croyaient pas en sa divinité ("moi je suis")?
Ils ne sont pas morts en même temps que celui qui les prévenait.Cet avertissement ne franchit-il pas les siècles à destination de ceux qui ne croient pas en sa divinité de leur vivant?
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Le "Si" devrait être interprêté comme en mathématique: "A implique B" est équivalent à "non B implique non A".
Donc "Si vous ne croyez pas que moi je suis, vous mourrez dans vos péchés" = "Si vous ne mourrez pas dans vos péchés, c'est que vous croyez en moi".
C'est à dire que quelqu'un qui croit en lui essaiera de ne se faire pardonner ces péchés.
Et de toutes manières, il ne faut jamais prendre parole de Jésus "à la lettre", sans la compléter par tout le reste de son enseignement.
De toutes manières, le salut ne vient pas des oeuvres, mais est un don de Dieu.
Les théologiens se sont posés des questions sur la nécessité de la Foi explicite pour être sauvé.
Mais alors, le salut serait impossible pour ceux qui seraient morts avant Jésus.
Mais alors, le salut serait impossible pour ceux qui ne connaissent pas (ou mal, ce qui est encore plus courant - il est si facile de se faire de mauvaises idées) Jésus.
Ce qui est certain, c'est que les sacrements, en particulier le baptême, sont les moyens par excellence pour recevoir la grâce de Dieu.
Lisez ces quelques paragraphes du CEC: http://catho.org/9.php?d=fg#pm
(jusqu'en 2051)
La grâce, le salut, la justification, le mérite, la morale (=éthique) et même l'Eglise en tant que mystère sont des notions assez complexes, mais qui sont les plus aptes à mon avis à résoudre les problèmes fondamentaux que vous évoquez si justement.
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admin a écrit:
Le "Si" devrait être interprêté comme en mathématique: "A implique B" est équivalent à "non B implique non A".
Donc "Si vous ne croyez pas que moi je suis, vous mourrez dans vos péchés" = "Si vous ne mourrez pas dans vos péchés, c'est que vous croyez en moi".
C'est à dire que quelqu'un qui croit en lui essaiera de ne se faire pardonner ces péchés.
Et quelqu'un qui ne croit pas en lui n'essaiera pas de se faire pardonner ses péchés, ce qui ne change rien pour ce "quelqu'un":Il mourra dans ses péchés, puisqu'il n'essaiera pas de se les faire pardonner !?
admin a écrit:
Et de toutes manières, il ne faut jamais prendre parole de Jésus "à la lettre", sans la compléter par tout le reste de son enseignement.
- "Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'Homme, pour que tout Homme qui croit en lui ait la vie éternelle.Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils Unique, pour que quiconque croit en lui ne se perde pas mais qu'il ait la vie éternelle."
"...Proclamez l'Evangile à toute la création.Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui ne croira pas sera condamné."
etc...etc...etc...
admin a écrit:
De toutes manières, le salut ne vient pas des oeuvres, mais est un don de Dieu.
Les théologiens se sont posés des questions sur la nécessité de la Foi explicite pour être sauvé.
Mais alors, le salut serait impossible pour ceux qui seraient morts avant Jésus.
Mais alors, le salut serait impossible pour ceux qui ne connaissent pas (ou mal, ce qui est encore plus courant - il est si facile de se faire de mauvaises idées) Jésus.
Je ne pense pas que la Bible évoque le salut de Pharaon ou de Nabuchodonosor. Ce problème n'est pas révélé;je pense donc qu'il est vain de s'interroger à ce sujet.
"celui qui croira" est supposé avoir entendu proclamer l'Evangile.Il en est de même pour "celui qui ne croira pas".
Jésus n'a rien dit au sujet de ceux qui n'entendraient pas cette proclamation.Je pense donc qu'il est vain de s'interroger à ce sujet, mais je me souviens de la question de S.Paul : "N'auraient-ils pas entendu ? Allons donc !"
admin a écrit:
Ce qui est certain, c'est que les sacrements, en particulier le baptême, sont les moyens par excellence pour recevoir la grâce de Dieu.
Lisez ces quelques paragraphes du CEC: http://catho.org/9.php?d=fg#pm
(jusqu'en 2051)
Les moyens "par excellence" ou les SEULS moyens ? Il n'y a pas de révélation scripturaire concernant les modalités selon les quelles Dieu envoie sa grâce à quiconque ne croit pas en son Fils ou n'en a pas entendu parler ("Allons donc!")
Toujours est-il que "Quiconque a entendu parler de l'Eglise a le devoir d'y entrer."
Les voies de Dieu sont impénétrables et Il ne m'a pas fait de confidences !
Merci pour votre patience, mais je ne suis pas convaincu qu'il faille utiliser une formule mathématique pour comprendre tant de Paroles explicites.
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